SAISON  2016-2017

Quatre sessions rythment l'année musicale de l'orchestre.  

Retrouvez la programmation de l'année 2016-2017.

- SESSION #22 - AUTOMNE 2016 -

PROGRAMME
 

Gustav Mahler

 Ich bin der Welt abhanden gekommen,

extrait des Rückert-Lieder :

 

Gustav Mahler s'inscrit dans la longue lignée des grands symphonistes romantiques, mais son legs marquera les œuvres du XXe siècle. Paradoxalement, ce n'est pas vers le genre symphonique qu'il se tourne d'abord. C’est dans un premier temps à travers les mots, qu'il colore avec tel motif, tel rythme, tel instrument, tel accord, qu'il exprime son « Moi », sa verve romantique. Troisième lied du cycle des Rückert-Lieder, Ich bin der Welt abhanden gekommen – J'ai pris congé du monde – en constitue le numéro le plus long, sans doute le plus intense, et celui qui évoque le mieux son état d'esprit d'alors : « C'est moi-même », affirme le compositeur.

 

Gustav Mahler

 Symphonie n°4

Après trois symphonies « démesurées » par leurs durée et l'effectif orchestral qu'elles mobilisent, Gustav Mahler, avec la Quatrième Symphonie, reprend son souffle. Œuvre particulièrement aimée de son auteur, plus intime par son caractère et ses proportions, elle est un hommage à la culture viennoise, dans la lignée des symphonies de Haydn et Schubert. Bien que composée dans l’angoisse et la douleur, elle semble pleine de gaîté, de lyrisme, d’une simplicité sereine. 

 

- SESSION #23 - PRINTEMPS 2017 -

PROGRAMME
 

Igor Stravinsky
L'Oiseau de feu (suite 1919)

Premier des trois grands ballets composés par Stravinsky dans les années 1910, avec Petrouchka et Le Sacre du Printemps, l’Oiseau de feu est créé à Paris en 1910. Le succès est unanime. Présents dans la salle, Debussy, Ravel ou encore Satie saluent la qualité de l’œuvre. Celle-ci met en scène le jeune fils du Tsar, Ivan Tsarevitch, déambulant dans la forêt du sorcier Kastcheï. Il aperçoit un oiseau magnifique, le capture et ne le libère qu’en échange d’une de ses plumes magiques. L’oiseau fait le serment de lui prêter fidélité. Le jeune homme s’éprend ensuite d’une des princesses retenues dans le jardin de Kastcheï. Le sorcier le fait prisonnier mais l’oiseau de feu vient à son secours et délivre Ivan et les princesses.

Richard Wagner

 Le Vaisseau Fantôme, ouverture

En 1840, Richard Wagner est installé à Paris, fuyant ses créanciers. En parallèle de petits travaux d’orchestration et de réécriture, il ambitionne la composition d’une œuvre, Le Vaisseau Fantôme, pour l’Opéra de Paris. Ce n’est finalement pas à lui que le projet est confié ; le compositeur destine alors l’opéra à l’Allemagne. Il en compose la musique en sept semaines, et la première de l’œuvre a lieu en 1843. Wagner s’est inspiré de la légende d’un capitaine hollandais condamné à errer sur la mer avec son équipage, pour avoir défié Dieu. Il ne peut être sauvé que par l’amour d’une femme, dont le sacrifice lui assurera la rédemption.

Olivier Calmel

 Radiance, Concerto pour Euphonium et Orchestre

La radiance, autrement nommée luminance énergétique, désigne la puissance d’un rayonnement. Si l’œuvre d’Olivier Calmel conserve les trois mouvements issus du concerto classique, la musique est inspirée d'une forme de vie, d'une émanation d'énergie, d'une essence de mouvements. Le titre de l’œuvre et les noms de ses trois parties (Energy. Prism. Light)renvoient à une impulsion, un geste, une vitesse, une image, une dynamique, une direction, une couleur.

Dans Radiance, l'euphonium, instrument de la famille du tuba, déploie tout son registre, de la plus grande délicatesse à une virtuosité brillante.

 

- SESSION #24 - PRINTEMPS 2017 -

 

PROGRAMME
 

A la rencontre du soundpainting 

 

Et si le chef d'orchestre devenait l'initiateur et le compositeur d'une oeuvre musicale en temps réel ?

 

C'est en 1974, à Woodstock (Etat de New York), que naissent les prémisses du soundpainting, sous forme de gestes corporels inventés par Walter Thompson lors d'un concert mêlant improvisation et interprétation d'une oeuvre écrite. Ce nouveau langage musical s'inscrit dans une lignée de recherches et expériences visant une évolution de la pensée musicale.

 

Le soundpainting se présente comme un langage fondé sur une gestuelle codifiée comprenant près de 1200 signes. Libérés de toute partition, les musiciens inscrits dans la démarche de soundpainting sont guidés par le soundpainter et par leur écoute individuelle du phénomène sonore et musical en train de se créer. Ils doivent  apprivoiser le son et la matière sonore pour contribuer au discours musical qui se construit par une interaction directe entre eux tous. "L‘entendre" génère ainsi "le faire", qui peut prendre diverses formes (rythmiques, mélodiques, de timbre…). Le soundpainting est un procédé de composition favorisant l’écoute, mais aussi l'imagination et l'invention, si bien que chaque oeuvre est différente. Le musicien, explorateur, expérimentateur de nouveaux effets sonores, est au coeur de la création  sonore et musicale. Quant au chef d'orchestre, peintre de l'oeuvre musicale, il utilise les intentions des musiciens pour développer et donner forme à sa composition puisque chaque élément proposé par les musiciens-performers génère en lui une idée de couleur, de timbre, de texture, de dynamique, de durée, de geste, de forme et de matière, qu'il leur communique en retour par gestes et signes. Les musiciens, exécutants-performers, deviennent la voix, la parole directe du chef-soundpainter. En l’absence de partition, le son produit est leur matière commune…

Les musiciens de l'orchestre symphonique Les Clés d'Euphonia deviennent, le temps d'un concert, des performers et vous proposent sous la direction de Christophe Mangousoundpainter, une création musicale inédite !

- SESSION #25 - ETE 2017 -

PROGRAMME

 

Carl Maria von Weber

Der Freischütz, Ouverture


Sergueï Prokofiev

Roméo et Juliette

 

© Orchestre Les Clés d'Euphonia - 2019

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